
Québec, 29 mai 2026
Considérant que les médias professionnels du Québec, presse écrite, radio, télévision ont connu des pertes d’emplois significatives depuis une décennie (53% pour le secteur de la presse écrite et 21% pour le secteur radio-télévision).
Considérant que les revenus des médias ont chuté de façon dramatique dans le même espace-temps, grugés par la concurrence parasitique des GAFAMS passant de 2 364 millions à 722 millions, soit une perte globale de 70 %.
Considérant que la couverture des nouvelles locales est grandement en danger par la réduction de la taille des salles de nouvelles en région et par la disparition de nombreux médias locaux.
Considérant que le travail des journalistes et des autres travailleurs et travailleuses de l’information est vital pour le maintien de la démocratie et pour la capacité qu’a le mouvement syndical d’occuper l’espace public.
Considérant que la désinformation et les théories du complot gagnent du terrain et que le journalisme professionnel est plus que jamais essentiel à la vérification des faits et pour assurer la pluralité des voix et des points de vue dans les débats démocratiques.
Considérant que la dévalorisation de la profession et du travail des journalistes est une arme utilisée de tout temps par la droite pour empêcher le public d’être informé de manière crédible et avérée.
Considérant l’enfermement de plus en plus prégnant de la population dans des chambres d’écho restreintes et inaccessibles à la mixité des idées et la place de plus en plus grande que prend maintenant l’intelligence artificielle dans le traitement et la sélection des informations, pillant sans rétribution dans le travail des médias.
Il est proposé :
Que la CSN et ses organisations affiliées reconnaissent la valeur du travail journalistique et sa contribution afin de maintenir les populations informées des enjeux politiques, sociaux et syndicaux.
Que la CSN et ses organisations affiliées fassent la promotion de l’utilisation des médias québécois comme principaux vecteurs de leurs engagements et dépenses publicitaires, notamment auprès des employeurs et du gouvernement.
Que la CSN et ses affiliés soutiennent la FNCC dans sa campagne de sensibilisation et d’éducation aux médias L’information un bien public, en invitant des représentants de la FNCC à venir rencontrer leurs membres
Que la CSN et ses organisations affiliées fassent pression sur les divers paliers de gouvernement afin qu’ils soutiennent financièrement les médias professionnels afin de garantir leur survie dans le contexte actuel qui les met en grand danger.